« Mon expérience au Technion France… »

Après une année passée à New York dans le cadre de mon cursus universitaire à Sciences Po Paris, je suis arrivée au Technion France en même temps que je suis rentrée en France. Ce stage s’inscrivait pour moi dans la continuité de l’année que j’ai vécu ; et de mon expérience au Technion France, j’aurais surtout retenu une vague d’énergie, de projets, et de conseils.

Disruptif, excellence, risque, scale-up, licornes, Human to Human, charnel, ce sont les mots de passe de l’univers startupial qui trouvent leur place au Technion France, association aux allures de mini-entreprise. Pour être exacte, d’une « mini-entreprise, qui veut se positionner à contre-courant des dogmes de la verticalité et de la rigidité élitiste », comme je l’ai réalisé dès que j’ai franchi pour la première fois, le seuil du petit bureau du Technion France. Je voulais y travaillais pour une raison simple : mieux comprendre les liens qui unissent le monde de la Recherche et celui de l’Entreprenariat, et de quelle manière une intuition, une découverte scientifique, peuvent prendre la forme d’une innovation qui pénètre le marché, pour avoir un impact réel.  Or, il me semblait que l’imbrication de ces deux mondes trouvait son épanouissement au sein de l’écosystème israélien, et plus précisément du Technion, Israel Institute of Technology, qui propose un enseignement d’excellence non-conventionnel.

 

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Zone de Texte: Prof. Marcel Machluf et Muriel Touaty

« Ne t’inquiète pas ici on est tous des littéraires », une petite phrase glissée en début de stage pour bien signifier que oui, pour s’intéresser au monde de la Science et vouloir le promouvoir, il n’est pas nécessaire d’être un scientifique soi-même. Bien au contraire. Un exemple simple est celui du Professeur Marcelle Machluf, qui grâce à sa recherche sur les cellules souches et l’élaboration d’un système de délivrance médicamenteuse ciblée, développe un traitement contre le cancer. Comment ne pas vouloir prendre part à l’enthousiasme qui émane des projets de partenariats qui se forment, et ne peuvent avoir lieu que grâce au travail en amont de valorisation du travail de recherche.  De la même manière, communiquer sur la commercialisation d’un exosquelette qui permet à des handicapés moteurs de recouvrer leurs capacités, a constitué pour moi, une formidable cure d’émerveillement.

 

Dès lors, il m’apparait que ce que j’ai appris au Technion France peut se résumer à deux points : l’adaptation, et la prise de conscience que pour beaucoup, la fatalité n’est que la conséquence d’une prophétie auto-réalisatrice. Or, et cette expérience me l’a confirmé, si la réussite d’un entrepreneur, d’un créateur, d’un chercheur dépend certes de ses aptitudes, elle  dépend principalement de son état d’esprit. Il est celui de la résilience à l’échec, de la prise de responsabilité et donc de risques, mais aussi du refus de l’opacité et de l’opposition inexpliquée qui parfois peuvent exister, entre les différents secteurs de l’enseignement, du privé et du public. Un état d’esprit, un « mindset » que le Technion France s’évertue à stimuler, et que l’on retrouve dans l’écosystème entrepreneurial israélien, aussi bien dans ses points forts que ses imperfections.

 

Enfin et pour conclure, l’éclectisme et les parcours atypiques de l’équipe du Technion France ont constitué pour moi, une donnée inspirante. Inspirante parce qu’elle m’a rappelé l’immensité des opportunités qui s’offrent  à nous, pour grandir et avancer.

 

Naomi Philippe

Sciences Po Paris Promotion 2019

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