Quand l'ingénierie s'associe à la médecine

Les chercheurs de Technion ont apporté des contributions incommensurables au monde entier.

Le système de guidage Mazor Robotics Renaissance® est l’invention du professeur Technion Moshe Shoham. (crédit photo: INSTITUT DE TECHNOLOGIE TECHNION-ISRAEL)

Imaginez que vous ayez une main prothétique si réaliste que vous puissiez sentir la prise d'un nouveau-né. Ou un système robotique qui pourrait aider à effectuer une chirurgie cérébrale avec une précision de 100%. De tels rêves deviennent réalité lorsque les ingénieurs et les chercheurs en médecine unissent leurs forces.

L'Institut de technologie Technion-Israël est l'une des rares universités du monde à exceller dans l'ingénierie ainsi que dans les sciences physiques et de la vie. Elle possède également sa propre école de médecine. Leurs ingénieurs, chercheurs et médecins travaillent main dans la main pour créer des dispositifs médicaux et des technologies étonnants qui ont une incidence sur la vie des personnes partout dans le monde.

Par exemple, notre sens du toucher est celui que nous prenons souvent pour acquis, jusqu'à ce que nous rencontrions une tragédie qui l'enlève. Cependant, une équipe de chercheurs dirigée par le professeur de génie chimique Hossam Haick a utilisé la nanotechnologie pour créer un capteur flexible, à guérison automatique, pouvant être intégré à une peau artificielle pour devenir 10 fois plus sensible que la peau électronique actuelle. Lorsque les scientifiques sont en mesure de fixer une telle peau aux membres prothétiques, les victimes de brûlures et les personnes amputées peuvent à nouveau ressentir leur environnement.

Les chirurgies du cerveau et de la colonne vertébrale sont des procédures à haut risque qui pourraient avoir des conséquences désastreuses si le chirurgien se trouvait à un millimètre de la cible. Le professeur Moshe Shoham a mis au point un système de guidage robotisé qui aide à effectuer ces interventions avec une précision extrême. La société qu'il a fondée, Mazor Robotics, a réalisé plus de 7 000 interventions chirurgicales et 50 000 implants.

Et tout en luttant contre le cancer, le professeur de biotechnologie et de génie alimentaire, Ester Segal, a passé des journées interminables à travailler avec des intraveineuses. Nous savons comment fabriquer des puces en silicium pour smartphones, alors pourquoi ne pas utiliser ce savoir-faire de haute technologie dans le traitement du cancer? En collaboration avec des chercheurs médicaux et des cliniciens du Technion Integrated Cancer Center, elle développe des porteurs de nano-silicium pouvant être ingérés, injectés ou implantés pour administrer une chimiothérapie sur une période de quelques semaines ou de plusieurs mois, en éliminant les perfusions intraveineuses permettant aux patients de recevoir un traitement en allant de leur vie quotidienne.

Source : Jerusalem post

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