SuperMeat: la start-up israélienne qui fabrique de la vraie viande mais en laboratoire

Vous pourriez bien trouver d’ici à peine trois ans dans les rayons de vos supermarchés de la viande de volaille comestible (de la vraie viande pas un substitut) fabriquée en laboratoire par la société SuperMeat au même prix que le poulet ordinaire. La start-up israélienne alimentaire a levé 3 millions de dollars en fonds d’amorçage en début de semaine. Même le producteur européen de volaille PHW-Gruppe a participé au tour de table et a conclu un partenariat stratégique avec SuperMeat, a indiqué la compagnie.

 

Fondée en 2015 et basée à Tel Aviv, SuperMeat a levé plus de 240 000 $ via une campagne de financement participatif en 2016. La société produit de la viande comestible de laboratoire en cultivant des cellules extraites de poulet. Vous l’avez compris, plus besoin d’élever des animaux pour l’abattage et cerise sur le gateau la viande sera forcement casher. De plus, selon l’entreprise, les produits de viande cultivés en laboratoire réduisent, non seulement les effets de pollution et de consommation d’eau mais aussi l’exposition aux maladies d’origine alimentaire. Les produits SuperMeat sont fabriqués en utilisant 99% moins de terres et 98% moins d’eau que les produits carnés conventionnels et émettent 96% moins de gaz à effet de serre, a indiqué la compagnie, citant la recherche des universités d’Oxford et d’Amsterdam.

Selon le site Internet de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la demande mondiale de viande devrait doubler d’ici 2050, ainsi d’autres sociétés innovantes dans les biotechnologies ont elles aussi beaucoup avancé dans le domaine, le premier hamburger de bœuf cultivé au monde a été créé en 2013 par Mosa Meat, une entreprise basée à Maastricht, aux Pays-Bas, soutenue par le cofondateur de Google, Sergey Brin. Des entreprises comme El Segundo, Beyond Meat et Redwood City, toutes basées en Californie développent des produits à base de protéines végétales qui goûtent et «saignent» comme de la vraie viande.

La jeune start-up de biotechnologie new-yorkaise, Finless Foods Inc.  a développé et veut fabriquer en masse des alternatives de culture de poissons. En décembre, la société a déclaré à FoodNavigator-USA qu’elle avait l’intention de commercialiser son thon rouge cultivé en laboratoire à un prix similaire à celui du thon rouge capturé de manière conventionnelle d’ici à la fin de 2019.

Source : Tel-Avivre –

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